http://20six.fr/lejustesimplevivre4
Hébergé par 20six.fr
|
|
|
Le ciel généreux a encore monté sa nuance d'intensité de bleus, et je me lave de tout cela, et mon peignoir va prendre sa douche, se col roulé rapidos et sortir, danser ses pas sur un chemin, songer devant ces vues dégagées, monter, descendre, courir, marcher si lentement qu'un caillou à la fois n'a pas fini de se faire apprécier....je jetterai derrière moi là et encore là quelque caillou pour que mon chemin se poursuive en amour..
|
|
|
Et le soleil se pointe en cet instant, il éclaire si beau que les hauts peupliers derrière la maison de vert mousse de noir de bois, semblent chorégraphier un beau ballet sous fond de ciel si bleu...la rando promet d'être belle, l'appareil va se laisser emporter pour capturer une proie de beauté et offrir un petit oeil devant cette immensité si généreuse....
|
|
|
Mon peignoir se sort les pieds nus en sandales, sur les tomettes, il prend ses aises, s'étire, il y a tant de vie dehors, un oiseau, puis un autre, un pigeon passe, il tente le tout doux de localiser les oiseaux dans les branches, mais impossible, ces coquins malins se nichent, des bruits d'ailes, un chien aboie plus loin, le jour offre son jour et c'est bien belle chance, l'Humain en cet instant bien souvent ne peut apprécier tout cela, dévoré par la faim, la misère du monde...
|
|
|
|
Un oiseau se pose et repart aussitôt, pressé...
|
|
|
Être réveillée par le réveil, émerger des replis de la nuit, se dire que c'est jeudi, et que.. et puis se rappeler que c'est mardi... et que.... apprécier encore ce dernier quart, à côté, depuis plusieurs jours, Jean Sé est réveillé, je l'entends, comme son réveil sonne sur une table de nuit inaccessible en main endormie qui se rendort, et qu'il a souhaité ainsi.. un pied se découvre, puis l'autre, et ose la descente, ouvre un volet , un autre et le dernier, la nuit termine son aventure, le café se laisse couler, le pain, la confiture, les yaourts doucement déposés, les bientôt vingt ans se préparent en haut, et j'apprécie, je prends avec tant de joies, toute cette autonomie, avec laquelle, je suis toujours très étourdie .... la chaleur humaine dévale l'escalier, puis s'en va vers un chemin, l'autre vers sa voie.... et le petit jour a fini de se préparer, il est bien haut, le ciel moutonné, gris assez foncé, les réverbères déjà éteints, les nuits moins courtes respirent le coeur dès le petit matin, un vélo passe, met des papiers dans les boîtes aux lettres, c'est le silence, pas de voiture, le calme plat, et la journée peut commencer à s'accrocher de beaux moments à pas louper, à suspendre sur le fil du temps avec de jolies épingles à beautés.. les nuages avancent de Nord en Ouest, il doit faire froid là haut, dans cette bande nuageuse, le bureau est épargné, le ciel ouvert au dessus de lui.. les deux bouleaux blancs frémissent leurs branches si souples, encore deux trois petites feuilles et déjà les espoirs des nouvelles qui s'annoncent....le grand saule plus loin inlassablemnt se ventile, s'aère, joue avec la bise, les tomettes un peu mouillées se sèchent, les flaques sont évaporées....
|
|
|
|
Poser les pieds sur le bureau, plonger la tête vers l'arrière, se lâcher prise, augmenter le son d'une musique si tendre délicate douce et sensible, et se quitter pour se retrouver plus et plus encore, sur le fil de l'amour qui rime avec mon jour généreux et bien beau...se ballader sur ce doux fil tranquillement au firmament, se poser un instant ouvrir les yeux de l'espérance et les refermer se reposer apprécier cet instant si magique d'intensité, vivre les notes dans les veines, ressentir le bienfait des doux accords, grimper doucement sur le fil qui se confectionne un beau temps, un bon temps qu'est celui de l'amour....
|
|
|
[page précédente]
|